Union des Comores

Unité - Solidarité - Développement

Présidence de la République

Adresse à la nation - Aid El Fitr 2018

Publié le

image discorus

Honorable Assistance,

Mes Chers Compatriotes,

La journée de l’Aïd-el-fitr qui clôture le jeûne du mois sacré du Ramadan, est une journée bénie et un moment de grâce.

A cette occasion, je tiens à adresser à vous tous, Comoriennes et Comoriens, de l’intérieur du pays et dans la diaspora, mes vœux les meilleurs, de paix, de santé et de bonheur, à chacune et chacun d’entre vous, à l’endroit de vos familles respectives, à toute la Nation comorienne et aux peuples du monde musulman.

Puisse Allah Le –Tout-Puissant nous combler de Sa grande miséricorde, de Sa grâce infinie, de Ses riches bénédictions et de Sa félicité dans ce monde et dans l’Au-delà ; Inchallah.

J’associe à nos prières et à nos vœux, nos amis et partenaires ici présents ; bi et multilatéraux ainsi que les Représentants des pays et des Organisations internationales.

Je leur adresse des vœux de santé, de bonheur dans leur famille, de réussite dans leur mission, de paix, de progrès et de prospérité pour leur pays respectif.

Chers amis, votre présence à nos côtés, en ce jour et en ce lieu de culte, en particulier, tout comme votre accompagnement en toutes circonstances, nous réconforte.

Je vous exprime ici, au nom du peuple et du Gouvernement comoriens ainsi qu’en mon nom personnel, toute notre gratitude.

Mes chers compatriotes,

Nous venons d’accomplir, dans le respect des préceptes de notre religion, un des cinq piliers de l’Islam, le jeûne du mois sacré du Ramadan qui est, pour le croyant, une opportunité annuelle, de se ressourcer dans les valeurs qui fondent l’Islam.

En effet, durant un mois, chaque musulmane et chaque musulman, a accepté, volontairement, de se priver, de restreindre ses besoins et d’observer une trêve pour mettre en exergue les valeurs de paix, de tolérance, de solidarité et d’hospitalité.

Ainsi, c’est dans l’Islam que nous puisons notre capacité à accepter, respecter et l’aimer l’autre, quelque que soit son origine, sa race ou sa confession religieuse.

Comme je vous l’ai annoncé lors de mon discours à la Nation d’avril dernier et conformément aux recommandation et conclusions des Assises Nationales, j’ai pris l’initiative d’organiser un référendum le 30 juillet prochain.

La Constitution m’y autorise et les devoirs qui m’incombent l’exigent.

Je ferai tout ce qui en mon pourvoir, pour que cette consultation se déroule dans un climat apaisé et je demande votre solidarité.

Il n’est pas dans ma vocation de prôner la division, la mésentente, la polémique et la discorde.

C’est pourquoi, très solennellement, j’invite tout le monde à battre campagne et à se prononcer le moment venu, pour ou contre le projet de révision constitutionnelle proposé, en lieu et place des actes de nature à menacer ou troubler l’ordre public.

Je fais appel au patriotisme de tous pour qu’ensemble, nous refusions la discorde, la division et les discours de haine, prônés malheureusement par certains d’entre nous, et relayés par les phénomènes des réseaux sociaux et des fausses nouvelles.

En outre, pour la première fois de l’Histoire de notre pays et, je l’espère pour la dernière fois, la trêve du mois sacré de Ramadan a été perturbée. Qu’Allah nous pardonne et préserve notre pays.

En effet, des attroupements non autorisés, ont eu lieu le jour sacré de la semaine, dans le mois béni de ramadan, et ont tenté de semer des troubles dans, et sur nos lieux de culte.

Mais Dieu merci, cela a été sans grande incidence sur la vie quotidienne des Comoriens. Je tiens à saluer le professionnalisme, la patience et la sérénité de nos forces de l’ordre.

Je vous remercie tous, mes chers compatriotes, d’avoir su montrer votre attachement à l’unité nationale, à l’intégrité territoriale, à l’intérêt supérieur de la Nation, ainsi qu’à la paix civile et sociale, la sécurité nationale et la stabilité de l’Etat.

La pérennisation de ces biens précieux va de pair avec la consolidation de l’Etat de droit, de la bonne gouvernance et de la reddition des comptes.

Je sais que cette culture mettra du temps à s’imposer mais le cap que nous avons pris pour notre pays exige que chaque responsable puisse rendre des comptes dans sa gestion des affaires et des biens de l’Etat.

Cela doit rentrer dans nos mœurs et ne doit pas être considéré comme une répression pour que nos concitoyens et la frange la plus jeune de la population en particulier, aient confiance en leur pays et foi en leur Nation.

Mes chers compatriotes,

Ne perdons pas de vue, que nous célébrons cette journée dans la joie, la fraternité et la solidarité, alors que d’autres peuples ; malheureusement ; sont en proie à la guerre et à la violence.

Tout comme le nôtre, ces pays jouissaient des bienfaits de la paix, de la sécurité.

Alors, je voudrais ici, joindre nos prières aux leurs, pour la paix dans notre pays et dans le monde entier, pour le retour de la paix dans les nombreux pays et régions du monde où elle fait défaut ou sérieusement mise à mal.

Alors que nous avons la chance, de vivre dans un pays souverain, prions pour que nos frères Palestiniens puissent disposer de leur Etat, devenir maître de leur destinée et vivre en paix et en sécurité.

Mes chers compatriotes,

En ce jour de l’Aïd Al Fitr, nous devons nous rappeler que notre richesse et le bien le plus précieux que nous possédons en attendant les rentes pétrolières, c’est la paix. Il nous appartient à nous et à nul autre que nous, de la préserver jalousement et de léguer un pays en paix aux générations futures.

Honorable assistance,

Mes chers compatriotes,

Avant de terminer mon discours, je vous renouvèle, à toutes et à tous, mes meilleurs vœux de bonne santé, de bonheur personnel et familial, de réussite professionnelle, de prospérité et de longévité.

Qu’Allah nous renouvèle pareille occasion, dans la paix, la sécurité, le développement et le mieux-être du peuple comorien.

  • Vive l’Union des Comores, dans la paix et l’Unité!

  • Vive la solidarité internationale !

Je vous remercie.