Son Excellence le Président AZALI Assoumani prend part à une rencontre stratégique sur la santé en Afrique

Publié le 14 Février 2026
Son Excellence le Président AZALI Assoumani prend part à une rencontre stratégique sur la santé en Afrique

Son Excellence le Président Azali Assoumani a participé, le 13 février 2026, à une réunion de haut niveau organisée par Africa CDC et la Banque africaine de développement, consacrée au financement de la santé et au renforcement des ressources humaines en Afrique. À cette occasion, le Président a mis en lumière les défis spécifiques auxquels font face les Comores, notamment le coût élevé des évacuations sanitaires à l’étranger, estimé à 40 millions de dollars par an. Il a rappelé l’engagement de l’État comorien à investir 160 millions de dollars dans la construction d’un hôpital moderne, tout en soulignant que la véritable priorité reste la formation et la rétention des professionnels de santé. Le Chef de l’Etat a enfin appelé à une plus grande solidarité continentale et à un investissement massif dans le capital humain, condition essentielle pour garantir la souveraineté sanitaire de l’Afrique.

Son Excellence le Président Azali Assoumani a pris part, ce 13 février 2026, à une rencontre de haut niveau consacrée au renforcement des ressources humaines en santé en Afrique. Une réunion stratégique organisée par Africa CDC, en partenariat avec la Banque africaine de développement, dans un contexte où les systèmes de santé du continent sont soumis à de fortes pressions.

Autour de la table, des décideurs, des experts et plusieurs hautes personnalités africaines ont échangé sur des solutions concrètes : comment mieux former, retenir et valoriser les professionnels de santé ? Comment assurer un financement durable des systèmes sanitaires, alors que l’aide extérieure diminue et que les crises — climatiques, économiques et sanitaires — se multiplient ?

Pour le Président AZALI Assoumani, ces défis ne sont pas abstraits. Ils correspondent à une réalité bien connue des Comores.

« Pour un État insulaire comme l’Union des Comores, notre géographie est à la fois une richesse et une vulnérabilité », a-t-il rappelé. Cyclones, érosion côtière, maladies sensibles au climat, coûts logistiques élevés… autant de contraintes qui pèsent sur l’organisation des soins. À cela s’ajoute un marché intérieur limité, qui réduit les économies d’échelle, notamment dans l’achat de médicaments et d’équipements médicaux. Les soins spécialisés restent encore insuffisants.

Son Excellence le Président AZALI Assoumani a partagé un chiffre révélateur : chaque année, les Comores dépensent environ 40 millions de dollars pour évacuer des patients à l’étranger afin qu’ils puissent bénéficier de soins spécialisés. « Quarante millions de dollars qui quittent notre économie », a-t-il souligné.

Face à cette situation, il a rappelé le choix stratégique opéré par son gouvernement : investir 160 millions de dollars dans la construction d’un hôpital moderne aux Comores. Un projet structurant qui traduit une ambition claire : renforcer la souveraineté sanitaire nationale.

Mais au-delà des infrastructures, le défi majeur demeure celui des ressources humaines.

Construire des bâtiments est indispensable. Cependant, sans médecins spécialistes, sans infirmiers qualifiés, sans techniciens compétents et sans gestionnaires hospitaliers formés, les infrastructures ne peuvent répondre pleinement aux attentes de la population. Pour un pays comme les Comores, attirer, former et retenir des professionnels hautement qualifiés représente un défi structurel.

Le Chef de l’Etat a ainsi insisté sur un point central : le financement de la santé ne doit pas se limiter aux équipements et aux infrastructures. Il doit intégrer la formation, la rétention et la mobilité des ressources humaines en santé, tout en tenant compte des spécificités des petits États insulaires.

Le partenariat avec Africa CDC a également été salué. Grâce à cet appui, les Comores ont renforcé leur système de surveillance, amélioré leurs capacités de laboratoire et consolidé leur préparation aux urgences sanitaires.

Trois priorités ont été mises en avant : renforcer les soins de santé primaires, promouvoir les mécanismes continentaux de solidarité notamment les achats groupés et les plateformes régionales et investir massivement dans le capital humain.

« Sans capital humain, il ne peut y avoir de souveraineté sanitaire », a affirmé Son le Président AZALI Assoumani.

En conclusion, le Chef de l’Etat a réaffirmé l’engagement des Comores à poursuivre les réformes nécessaires et à porter la voix des États insulaires vulnérables dans les discussions continentales.