Dans un contexte international marqué par les conflits, les tensions géopolitiques, l’urgence climatique et une mefiance généralisée envers les institutions internationales, le Chef de l’État a appelé à restaurer la confiance, le respect mutuel et l’égalité de tous devant le droit.
Il a notamment insisté sur la nécessité de dépasser les rapports de force pour renforcer un multilatéralisme capable de répondre aux aspirations des pays en développement, avec une attention particulière aux Petits États insulaires et vulnérables.
La situation au Moyen-Orient, ses conséquences et ses répercussions sur la sécurité alimentaire et énergétique des pays vulnérables ont également été au cœur de son intervention. Le Président a appelé à faire taire les armes, à protéger les populations civiles et à parvenir à une solution durable fondée sur le droit international.
La question de Mayotte
Le Président Azali Assoumani a réaffirmé la position constante de l’Union des Comores concernant l’intégrité territoriale de l’archipel: « En vertu des résolutions 3385 du 12 novembre 1975 et 31/4 du 21 octobre 1976 de l’Assemblée générale, ainsi que 376 du Conseil de sécurité, les Comoriens sont chez eux à Mayotte ».
Il a également appelé à privilégier le dialogue et une coopération fructueuse entre les Comores et la France, dans le respect mutuel.
Le Chef de l’État a par ailleurs appelé à préserver la solidarité entre les pays africains lorsqu’il s’agit de défendre leur souveraineté et leur intégrité territoriale, dans un esprit de soutien mutuel entre les États du continent.
Le droit au développement
Le Chef de l’État a présenté les ambitions portées par le Plan Comores Émergent et appelé à une réforme de l’architecture financière internationale afin de mieux prendre en compte les vulnérabilités particulières des Petits États insulaires.
Il a souligné les progrès économiques enregistrés par les Comores et présenté la période 2027-2030 comme une nouvelle étape d’accélération du Plan Comores Émergent, avec la mobilisation des partenaires bilatéraux et multilatéraux ainsi que du secteur privé.
Un patrimoine et une jeunesse à l’honneur
Le Président a salué l’inscription de six médinas des Sultanats historiques des Comores sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, fruit de vingt années de travail.
Il a également évoqué les Jeux des Îles de l’océan Indien, que les Comores accueilleront en 2027, en soulignant l’importance de ce rendez-vous pour la jeunesse et la cohésion régionale.
En conclusion, le Chef de l’État a lancé un appel à une action collective pour rétablir la confiance entre les nations et faire des Nations Unies une organisation plus crédible et porteuse d’espoir.
Il a choisi de citer l’écrivain africain Chinua Achebe :
« Nous nous réunissons parce que c’est bien de le faire. Continuons donc avec l’esprit d’équipe et profitons du pouvoir de la solidarité ».
Avant de conclure :
« Si nous sourions ensemble, ce n’est pas parce que nous n’avons pas de problèmes, mais parce que nous sommes plus forts que les problèmes ».
Un appel à l’unité, à la solidarité et à l’action collective, porté depuis la tribune des Nations Unies.