Vingt-cinq ans après la signature de l’Accord-cadre de Fomboni, les Comores ont commémoré, ce 17 février 2026, l’un des tournants majeurs de leur histoire contemporaine. À Mohéli, en présence de Son Excellence le Président AZALI Assoumani et de nombreux partenaires nationaux et internationaux, la Nation a rendu hommage aux artisans de l’unité, réaffirmé son attachement à l’équilibre institutionnel issu de 2001 et rappelé que la question de Mayotte demeure au cœur des priorités nationales.
À Fomboni, il y a vingt-cinq ans, les Comores faisaient un choix décisif : celui de préserver l’unité nationale au moment où le pays traversait l’une des périodes les plus fragiles de son histoire.
Ce 17 février 2026, Autorités nationales et insulaires, représentants du corps diplomatique, partenaires internationaux, élus, jeunes et notables des différentes îles ont pris part à la cérémonie officielle marquant le 25ᵉ anniversaire de l’Accord-cadre ayant donné naissance à Union des Comores. La veille déjà, l’île vivait au rythme de la commémoration : grande prière, finale de football, concert pour la paix.
Dans son allocution, Son Excellence le Président AZALI Assoumani a replacé l’Accord dans son contexte : une crise profonde, un pays sous tension, un risque réel de rupture.
« L’Accord-cadre de Fomboni n’est pas un simple texte juridique. Il est l’expression d’un sursaut national. »
Le Chef de l’État a rappelé qu’à l’époque, les Comores avaient choisi le dialogue plutôt que la division. Un choix difficile, mais déterminant.
Il a tenu à rendre hommage aux femmes et aux hommes qui ont porté cet engagement. Une pensée particulière pour les disparus : MOHAMED FAZUL, ABASSE DJOUSSOUF et ISSAMIDINE ADAINE. Il a également salué ceux qui sont toujours parmi nous : le Lieutenant-Colonel SAID ABEID, ALI TOIHIR et SAIDALI BACAR, dit « Astuce » en leur souhaitant longue vie.
L'architecture institutionnelle issue de Fomboni continue de structurer la vie politique nationale. La présidence tournante entre les îles en est l’un des piliers. Son Excellence le Président AZALI Assoumani a rappelé que ce mécanisme n’est pas un arrangement circonstanciel, mais un choix d’équité destiné à garantir l’équilibre entre les îles et l’alternance pacifique.
Dans ce même esprit, il a exprimé son espoir de passer le flambeau le 26 mai 2029 à un successeur originaire de l’île autonome de Ndzouani, conformément au principe de la tournante.Une déclaration qui inscrit l’avenir dans la continuité institutionnelle.
Abordant la question de Mayotte, le Chef de l’État a réaffirmé la position constante des Comores : Mayotte est comorienne et constitue la quatrième île de l’archipel.
Il a indiqué qu’un dialogue franc, sincère et responsable est en cours afin de trouver une solution à ce différend territorial qui dure depuis cinquante ans. Dans un monde marqué par les tensions et les conflits, il a insisté sur la nécessité de privilégier la discussion et la responsabilité.
En conclusion
Le Président de la République a rappelé que commémorer Fomboni n’est pas un simple exercice de mémoire.
« Le meilleur hommage que nous puissions rendre à l’Accord de Fomboni est de continuer à le faire vivre. »
À Fomboni, ce 17 février, il ne s’agissait pas seulement de célébrer le passé. Il s’agissait de réaffirmer un choix : celui de rester unis.