Réunis à Malé ce 22 mars 2026 pour la Journée internationale des droits des femmes, les autorités et la population ont partagé un moment à la fois symbolique et engagé. Dans son discours, son Excellence le Président AZALI Assoumani a mis l’accent sur une priorité : faire passer les droits des femmes du cadre légal à leur application réelle dans la vie quotidienne.
À Malé, dans la région de Mbadjini, la célébration de la Journée internationale des droits des femmes s’est déroulée dans une ambiance marquée par l’écoute, la mobilisation et la réflexion collective.
Prenant la parole devant une assistance composée d’autorités, de partenaires et de citoyens, le Chef de l’État a rappelé que cette journée ne devait pas être perçue comme une simple commémoration, mais comme un moment de vérité sur la situation des femmes dans le pays.
Il a ainsi mis en avant les progrès accomplis ces dernières années. Parmi eux, la structuration de l’action publique en faveur du genre, le renforcement du cadre juridique et la mise en place de dispositifs dédiés à la protection des femmes et des filles.
Mais au-delà de ces avancées, le Président a tenu à souligner un enjeu central : l’écart qui peut encore exister entre les textes et la réalité vécue par les femmes.
Il a notamment évoqué la persistance des violences et des inégalités, appelant à une prise de conscience collective. Pour lui, la question n’est plus seulement de créer des lois ou des institutions, mais de s’assurer qu’elles produisent des effets concrets dans la vie de chaque citoyenne.
Dans cette optique, le message adressé à la nation a été sans ambiguïté : la promotion des droits des femmes doit devenir une responsabilité partagée.
Institutions publiques, acteurs locaux, familles dans son ensemble sont appelés à jouer un rôle actif pour faire évoluer les mentalités et garantir un environnement plus juste et plus protecteur.

Le Président a également salué l’engagement des partenaires internationaux, dont l’accompagnement reste déterminant dans la mise en œuvre des politiques publiques en faveur de l’égalité.
En clôturant son intervention, il a réaffirmé la volonté de l’État de poursuivre les efforts engagés, tout en insistant sur la nécessité d’accélérer le passage à l’action.
À Malé, le message porté est clair :
les droits des femmes aux Comores ne doivent plus seulement être affirmés, ils doivent être pleinement vécus.