Union des Comores

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Présidence de la République

Allocution de Son Excellence Azali Assoumani, Président de l’Union des Comores, à l’occasion de la remise de l'attestation de l'UNESCO qui classe l'île de Mwali en réserve de biosphère.

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C’est aussi avec un réel plaisir que je suis venu participer à la cérémonie de remise de l'attestation de l'UNESCO, en date du 28 octobre 2020, qui classe l'île de Mwali en tant que réserve de biosphère.

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Honorable assistance,

 

السلام عليكم ورحمة الله وبركاته

 

C’est avec une grande joie que je me retrouve aujourd’hui avec vous, dans cette attachante Ile de Mwali, pour vous présenter les vœux de bonheur, de paix et de prospérité de l’Eid El Fitr.

 

C’est aussi avec un réel plaisir que je suis venu participer à la cérémonie de remise de l'attestation de l'UNESCO, en date du 28 octobre 2020, qui classe l'île de Mwali en tant que réserve de biosphère.

 

A cette occasion, je voudrais tout d’abord, vous remercier toutes et tous, pour votre présence, qui prouve notre attachement à la diversité biologique unique, riche et varié de notre pays.

 

Je remercie en particulier le Système des Nations Unies aux Comores et j’exprime toute notre gratitude au PNUD qui depuis plus de 26 ans, en partenariat avec le Fonds pour l’Environnement Mondial (GEF), accompagne le Gouvernement dans la préservation  de l’environnement.

 

Je tiens enfin à adresser mes remerciements renouvelés à mon frère le Gouverneur de l’Ile Autonome de Mwali, aux autorités locales, aux notables et à l’ensemble de la population de toutes les régions de cette ile, pour leur accueil, toujours fraternel, toujours chaleureux.

 

Honorable assistance,

 

La création de la réserve de biosphère de l’île de Mwali, est une initiative du Gouvernement comorien, soutenu financièrement et techniquement par le système des Nations Unies notamment le PNUD avec l’appui de l’UNESCO.

 

Je remercie Dieu de m’avoir permis de signer en 2001, le décret présidentiel de création du parc marin de Mwali, et qui a fait en sorte que je remette moi-même au Gouverneur Fazul, l’attestation de l’Unesco, qui classe Mwali, en réserve de Biosphère.

 

Toutefois, la préservation de la nature et des écosystèmes, la sauvegarde des espèces et des espaces menacés sont l’affaire de toutes et de tous.

 

En effet, protéger notre écosystème ne peut réussir, que si le Gouvernement, les Gouvernorats, les préfectures et les communes, conjuguent leurs initiatives et leurs efforts avec l’ensemble des citoyennes et des citoyens, pour en tirer bénéfice.

 

En effet, le Plan Comores Emergents a identifié le tourisme comme l’un des principaux piliers du développement économique des Comores et de la création d’emplois durables pour les jeunes.

 

Ainsi, le développement de l'écotourisme dans l'île de Mwali a été retenu comme un des projets phare du PCE.

 

Ce Plan a ainsi recommandé, des mesures urgentes à prendre, pour renforcer, conserver, restaurer, améliorer la couverture végétale, ainsi que la représentativité de la biodiversité, tout en assurant une gestion durable des aires protégées au niveau national.

 

C’est à ces conditions que nous pourrons confirmer le caractère de l’Ile de Mohéli comme site mondial de la biodiversité et site de recherche continue et ainsi, mettre en lumière notre pays.

 

C’est ainsi que nous contribuerons au mieux à attirer des financements en provenance des opérateurs touristiques, des fondations, et des institutions de financement de la recherche.

 

C’est également le meilleur moyen, d’améliorer les conditions de vie des populations, répartir de façon plus équitable les bénéfices qui découlent de l’exploitation des ressources naturelles, préserver les écosystèmes naturels et les gérer tout en promouvant des approches innovantes pour le développement économique.

 

Ainsi, la vision du PCE  pour l'émergence des Comores, est de faire de l'île de Mwali une zone d'écotourisme autour du Parc National de Mwali.

 

Mesdames et Messieurs,

 

L’attrait du Parc National de Mwali et des espèces végétales et animales endémiques de la mer à Nioumachoua, le Lac et la caldeira d’Itsamia, classée également sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco constituent des atouts majeurs pour notre pays.

 

Nous avons le devoir de les protéger et, pour cela, lutter contre la pollution, identifier et sécuriser les sources de nourriture de la faune mais aussi et surtout mener une lutte sans merci contre le braconnage et les trafics de toutes sortes.

 

Voilà pourquoi,  le Gouvernement a, entre autres :

 

-         élaboré le cadre législatif et règlementaire sur l’environnement et sur le système national des aires protégées,

 

-         créé la première aire protégée des Comores (le Parc Marin  de Mohéli)  en 2001, puis son extension à la zone terrestre (Parc National de Mohéli),

 

-         créé 5 nouvelles aires protégées (2 à Ndzuwani et 3 à Ngazidja), ayant permis  le classement de 27% du territoire terrestre et 4,49% des eaux territoriales en aires protégée,

 

Ce sont tous ces efforts qui ont abouti au classement de l'île de Mwali en tant que réserve de biosphère par l'UNESCO, qui fait l’objet de cette cérémonie.

 

Il nous appartient désormais, de continuer notre action, prendre d’autres mesures et engager des réformes complémentaires, pour conserver ces acquis afin de réussir, avec l’aide d’Allah l’émergence de notre pays d’ici 2030.

 

Faisons de la protection de l’environnement, l’emblème du développement durable de notre pays car, les Comores Emergentes devront être un maillon mondial important, de la protection de l’environnement, de la lutte contre le réchauffement global et des changements climatiques qui font partie des bases de tout développement économique harmonieux.

 

Le Gouvernement, dans toutes ses actions, s’engage à travailler pour réconcilier l’activité humaine avec la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité.

 

Vive l’Union des Comores,

Vive la solidarité internationale

Je vous remercie.