25 ans après, Moheli au Rythme de la Commémoration de la signature de l’Accord-cadre de Fomboni du 17 février 2001.

Publié le 17 Février 2026
25 ans après, Moheli au Rythme de la Commémoration de la signature de l’Accord-cadre de Fomboni du 17 février 2001.

Il y a 25 ans, l’Accord-cadre de Fomboni signé à Mohéli donnaient naissance à l’Union des Comores. Arrivé le 16 février à Mohéli, son Excellence le Président AZALI Assoumani a participé à la grande prière puis à la finale du match de football marquant ce 25e anniversaire. Un concert pour la paix et l’unité est prévu. Le 17 février, la cérémonie officielle réunira autorités, corps diplomatique, organisations internationales, secteur privé, partis politiques et jeunes.

 

17 février 2001 : Fomboni, le choix de l’unité

Il y a des dates qui comptent plus que d’autres. Le 17 février 2001 en fait partie. À Fomboni, sur l’île de Mohéli, les Comores signaient l' Accord-cadre de Fomboni et mettaient fin à plusieurs années de tensions politiques. Depuis 1997, la crise séparatiste fragilisait l’archipel, notamment à Anjouan. L’accord trouvé à Fomboni a permis d’éviter la rupture et d’ouvrir une nouvelle étape, fondée sur un principe d’équilibre : préserver l’unité nationale tout en reconnaissant les spécificités de chaque île. De cet engagement est née l’Union des Comores, organisée autour d’une présidence tournante et d’une autonomie élargie des îles. Vingt-cinq ans plus tard, ce cadre institutionnel continue de structurer la vie du pays.

 À Mohéli, une journée de mémoire et de rassemblement

Depuis le lundi 16 février, Mohéli vit au rythme de cette commémoration. Son Excellence le Président AZALI Assoumani est arrivé en fin de matinée sur l’île pour prendre part aux activités marquant ce 25ᵉ anniversaire. Dans l’après-midi, une grande prière à la mosquée du vendredi a réuni autorités, notables et fidèles dans un moment de recueillement et de gratitude. Un temps fort, sobre et symbolique, pour rappeler que la paix demeure un acquis précieux.

La finale du tournoi de football s’est ensuite déroulée dans une ambiance conviviale. Sur le terrain, l’engagement des joueurs. Une illustration simple mais parlante de la cohésion entre les îles. Un grand concert pour la paix, l’unité et la solidarité a réuni des artistes venus de la Grande Comore, d’Anjouan, de Mohéli et de Mayotte. Une manière festive de prolonger l’esprit de Fomboni.

La cérémonie officielle se tiendra le 17 février, date exacte de la signature de l’ Accord. Elle rassemblera les autorités nationales, les représentants du corps diplomatique et des organisations internationales, le secteur privé, les partis politiques ainsi que des jeunes et notables des différentes îles.

Au-delà du symbole, cette commémoration rappelle une réalité : l’unité nationale est un équilibre à préserver. Vingt-cinq ans après Fomboni, les Comores ne célèbrent pas seulement un accord. Elles réaffirment un choix collectif, celui de rester unies et de continuer à avancer ensemble.