Union des Comores

Unité - Solidarité - Développement

Présidence de la République

Discours du Chef de l’Etat à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du colloque international « Patrimoine, éducation et développement : comment faire de l'éducation au patrimoine un outil pour le développement »

Publié le


Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Honorable assistance,

Je remercie et je félicite le Centre National de Documentation et de Recherche Scientifique/CNDRS, organisateur de cet évènement et notre partenaire l’Union Européenne, pour avoir pris l’initiative d’organiser cet événement.

Je suis en effet heureux d’ouvrir ce colloque international qui s’inscrit parfaitement dans la dynamique politique d’arrimage de notre pays, aux objectifs de développement socio-économique.

Je salue donc la pertinence du thème retenu :

« Patrimoine, éducation et développement : comment faire de l’éducation au patrimoine un outil pour le développement » de notre pays.

Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi avant tout, de féliciter le comité d'organisation de ce colloque et saluer les personnalités présentes, membres de la communauté scientifique, chercheurs comoriens, très nombreux dans cette salle et celles et ceux qui sont venus de plus loin, des pays amis et des organismes partenaires des Comores.

Je voudrais en votre nom à tous souhaiter à ces derniers, une chaleureuse bienvenue et un bon séjour dans notre pays.

Mesdames et Messieurs

Honorable assistance,

On ne peut raisonnablement espérer construire notre pays qu’avec ce que nous avons qui est, avant toute autre chose, notre patrimoine.

Et je considère en effet que ce patrimoine est la matière première de l’émergence de notre pays.

Il s’agit certes, d’une approche qui témoigne de notre attachement à notre histoire, à notre culture et à notre environnement naturel.

Mais, c’est bien plus que cela ; c’est une condition de pertinence et d’efficacité, donc de réussite, dans notre entreprise de démarrage économique, pour être en mesure d’améliorer les conditions de vie de la population comorienne.

En effet, notre patrimoine culturel, c’est l’expression du talent de notre peuple ; c’est la marque d’un peuple debout, et non pas soumis et replié sur lui-même, un peuple qui pense, invente, innove et agit pour relever les défis auxquels il doit faire face.

C’est l’expression et la démonstration, faites au fil des années et des siècles, de notre capacité collective en tant que peuple, à prendre notre destin en main.

Ainsi, la voie que mon Gouvernement et moi-même, nous efforçons de tracer pour le pays, et la vision qui est la nôtre, n’est autre chose que ce que vous, scientifiques, chercheurs et experts, appelez « développement », et que moi j’appelle volontiers « émergence ».

Mon message à l’occasion de l’ouverture officielle de ce colloque international, sera donc simple, mais je le souhaite profond :

Le patrimoine de notre pays est une richesse dont le peuple comorien doit tirer partie pour installer notre pays sur les rails de l’émergence politique, économique et socioculturelle.

L’émergence, ce n’est pas un vain mot ;

Il doit être la traduction concrète de notre compétence collective à faire de la mer, de la terre, du soleil, du volcan et du vent, des opportunités pour notre existence, les bases d’un mieux-être.

En effet, grâce à l’ensemble de ces ressources, nous pouvons faire en sorte d’avoir une alimentation saine et suffisante, des habitations plus confortables, un système énergétique plus écologique et performant, etc.

Notre patrimoine naturel est un vaste gisement de ressource que nous devons mieux connaître pour mieux le valoriser et le transformer dans les limites supportables pour l’équilibre écologique de notre milieu de vie.

Créer les conditions de notre développement et en jeter les bases, passe donc par cet intérêt affirmé et assumé que nous accorderons à notre patrimoine culturel et naturel.

Mesdames et Messieurs,

Tout ce que je viens de vous exprimer, quelque soit son importance, restera sans effet si nous ne disposons pas d’un système éducatif à la hauteur de notre ambition et de notre projet de société.

C’est pour cela que notre système éducatif va devoir se moderniser pour être en mesure de former les ressources humaines dont le pays a besoin.

Nos cadres et nos techniciens doivent avoir une bonne connaissance de notre patrimoine, mais aussi être capables de créativité et d’innovation dans l’effort collectif visant à en faire une ressource pour le décollage de nitre pays.

Pour cela, il est essentiel :

-      D’abord, que notre patrimoine naturel et culturel entre dans les programmes de notre système éducatif afin de familiariser l’enfant comorien au patrimoine de son pays afin qu’il intègre, dès son jeune âge, la préoccupation de le protéger, de le valoriser et d’en faire une ressource pour le développement économique et social.

-      Ensuite que nos structures d’éducation et d’enseignement notamment l’Université des Comores, soient en mesure de former des ressources humaines capables de donner corps à cette belle idée selon laquelle le patrimoine est une ressource pour le développement de notre pays.

-      Qu’en outre, nos structures de recherche (le CNDRS, l’INRAP et l’Université des Comores) redoublent d’effort pour mettre en place des programmes de recherche sur le patrimoine dont les résultats sont susceptibles d’éclairer les autorités politiques dans leur prise de décision.

-      Que soient enfin crées les conditions du dialogue entre les hommes de science, les chercheurs et les forces vives du pays.

 Mesdames et Messieurs,

 Je souhaite qu’au cours de ces trois journées de travail vous puissiez confronter et mutualiser vos idées.

En ce qui me concerne, j’accorderai toute l’attention nécessaire aux échanges que vous allez développer dans ce colloque, convaincu que nous serons d’autant mieux outillés pour engager efficacement le redressement de notre pays, en accordant une attention particulière au patrimoine et à l’éducation.

C’est sur ces mots, Mesdames et Messieurs, que je déclare officiellement ouvert le colloque international « Patrimoine, éducation et développement : comment faire de l’éducation au patrimoine un outil pour le développement ? » et je vous remercie.