Union des Comores

Unité - Solidarité - Développement

Présidence de la République

Discours du Président de la République, à l’occasion de l'inauguration du bloc opératoire de l'hôpital de Foumbouni

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Mesdames et Messieurs, 

Honorable assistance, 

L’accueil chaleureux et fraternel ainsi que les vœux des habitants de Badjini me vont droit au cœur. 

Je suis heureux de procéder avec vous, à l’inauguration de l’Hôpital du Sud, dont la rénovation et l’équipement, sont le résultat des efforts conjugués de la communauté de cette région, de sa diaspora, ainsi que de la solidarité et des partenariats qu’ils ont su établir, en France et à la Réunion. 

Je suis donc venu saluer le dynamisme des dignes filles et fils de Badjini qui, à divers moments de l’Histoire de notre pays et dans la promotion du développement social et économique de sa population, ont toujours été des pionner et ont su donner l’exemple. 

Je suis venu dire aux habitants de Foumbouni et de Badjini, que le Gouvernement et l’ensemble des comoriens, sont fiers de la réalisation de cet hôpital, qui traduit une foi et constitue une véritable leçon et un bel exemple pour toutes nos régions.  

Car, nous inaugurons aujourd’hui un bâtiment moderne, entièrement rénové, avec sa maternité, son centre de radiologie et son alimentation en énergie propre, le solaire, et en oxygène. 

J’ai donc voulu par ma présence, réaffirmer mon soutien et mes encouragements aux initiatives que prennent les habitants de Badjini et de Foumbouni mais rendre aussi hommage aux populations de nos villes et villages, pour leur volonté de se prendre en charge, en prenant à bras le corps, le développement communautaire.

Mesdames et Messieurs, 

La réalisation de l’Hôpital du Sud est la parfaite illustration de notre capacité au sursaut, pour relever les défis auxquels est confronté la population comorienne et surtout ceux de la santé.  

Ce projet réussi au niveau régional, nous voulons aussi le réussir au niveau national avec la construction d’un nouvel hôpital de référence en lieu et place de l’Hôpital-El-Maarouf. 
En effet, nous avons pris l’initiative, de mettre en œuvre les moyens de l’Etat pour mobiliser tous les moyens nécessaires, pour que les travaux débutent, InshaAllah, le plus tôt possible. 

Ainsi, nous voulons construire un Grand El-Maarouf et l’équiper de matériels lui permettant de soigner convenablement des malades aux Comores à l’instar des autres structures sanitaires de la région 

Je demande donc la mobilisation de tous pour la réussite de ce grand projet qui vise à permettre aux Comoriens, de se soigner au pays, car les évacuations vers les structures sanitaires de l’Océan Indien, d’Afrique ou d’Europe nous coutent très chères. 

Mesdames et Messieurs, 

A Foumbouni aujourd’hui, nous n’inaugurons pas seulement un hôpital. 

En effet, comme cela a été souligné dans les discours, cette cérémonie est aussi la manifestation d’une détermination, celle des habitants de Badjini, à s’inscrire en pionniers de l’émergence de notre pays. 

Je suis donc venu vous dire, que les initiatives prises par la base, qui sont en parfaite adéquation avec la politique que j’ai engagée dans le pays, cadrent également avec la nouvelle vision que j’ai, celle d’un pays dont le développement  ne se résume pas à un ou plusieurs projets mis en œuvre, mais celle d’un Etat et d’une population qui se prennent en charge, en vue d’inscrire notre pays, l’Union des Comores dans l’émergence qui nous tient tant à cœur. 

Se prendre en charge c’est aussi mobiliser nos propres ressources financières. Nous l’avons prouvé avec le financement intégral de la nouvelle centrale électrique de Voidjou, de la mini-centrale de l'aéroport international de Hahaya et bientôt, de  l’hôpital El Maarouf et des autres infrastructures, notamment routières.

Se prendre en charge c’st aussi mettre en valeur et transformer nos propres ressources naturelles, à commencer par notre vanille. J’ai à cette effet, instauré la Journée de la Vanille et créé l’office National de la Vanille. 

Dans ce domaine, nous devons aussi valoriser nos clous de girofle, notre ylang-ylang, notre café et nos noix de cocos entrent dans cette catégorie. Nous somme également capable de réduire nos importations de produits alimentaires et de viser l’autosuffisance alimentaire, en valorisant notre agriculture et notre élevage.

Se prendre en charge, passe par la valorisation de nos richesses de la mer.

Se prendre en charge passe par la valorisation de nos potentialités touristiques, pour en faires un outil important de développement économique de notre pays, parce qu’il favorise la croissance, la création d'emplois et, avec l’écotourisme, contribuent à la conservation des aires protégées. 

Nous devons nécessairement intégrer nos  richesses culturelles pour nous prendre aussi en charge dans ce domaine. Je serai heureux de prendre part demain à la première édition du Salon du Livre et de dans le même élan de relancer le Festival National des Arts et de la Culture Comorienne, Fesnaco que j’avais initié en 2001

Je suis ainsi venu à Foumbouni pour redire aux Comoriennes et aux Comoriens, de l’intérieur du pays et de l’étranger, que la responsabilité du développement et de l’émergence de notre pays incombe d’abord aux Comoriens eux-mêmes. 

Toutefois, dans cette réappropriation de notre destin, des problèmes de notre pays et la dans redéfinition de nos priorités,  nous avons et nous aurons certainement besoin de l’accompagnement de tous nos partenaires bilatéraux et multilatéraux.

Mais depuis mon investiture, je ne cesse de plaider pour un partenariat dans des conditions renouvelées de responsabilités et d’engagements réciproques entre nous et eux, que je tiens à remercier pour leur compréhension et leur accompagnement.

Honorable assistance, 

La vision que nous avons pour notre pays, valable aujourd’hui et demain, n’est ni une rhétorique, ni une posture. Elle émane d’une conviction profonde que notre pays, notre population et sa diaspora et l’ensemble des forces vives de cette Nations sont capables de réaliser de grandes choses et de démentir les affirmations selon lesquelles, le sous-développement, le mal-vivre et le désespoir sont une fatalité. 

Encore une fois, je l’affirme ici à Badjini « Yes we can »

Merci aux habitants de Badjini de nous l’avoir rappelé à travers la grande et belle réalisation de l’Hôpital du Sud. 

Merci encore pour votre accueil, 

Je vous remercie.