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LA LITTERATURE COMORIENNE

La littérature orale
La littérature comorienne, comme celle d’ailleurs de l’Afrique, est essentiellement orale. L’archipel dispose en effet d’une riche prose composée de contes, de berceuses et de proverbes qui ont été pendant longtemps des canaux privilégiés de la communication sociale, mais qui perdent actuellement du terrain.

Les contes
Auparavant, la grand-mère (ou le grand-père) rassemblait ses petits-fils au coin de la cheminée ou à le belle étoile et leur racontait des histoires drôles, parfois dramatiques, mais qui étaient toujours empreintes d’une sagesse (le respect des parents, l’importance du savoir, la futilité de l’argent,...). Ces histoires dont la plupart sortent tout droit de l’imagination fertile des aïeux, se transmettent de génération en génération. Dans le conte comorien, un personnage revient souvent : Ibn Wasuya, considéré comme le maître de la ruse et de la tartufferie. Lire « Contes de ma grand-mère » de Salim Hatubou.

Les berceuses
Les femmes comoriennes excellent dans ce domaine. Confinées au foyer, elles s’occupent, la journée durant, de l’éducation des enfants. Mais les caprices de ces derniers sont loin d’être toujours supportables : crise de pleurs,... Pour les calmer, la mère a recours à plusieurs artifices. La berceuse en est un. Il s’agit à l’origine d’une chanson destinée à endormir les enfants. La femme essaie de parler des ennuis de ses neuf mois de grossesse, des difficultés liées à l’éducation,... Elle essaie également d’y imaginer l’avenir en rose, de nourrir l’espoir d’un lendemain qui chante,...

Les proverbes
Comme dans le reste des pays africains, les Comores ont un riche répertoire de proverbes qui procèdent d’expériences vécues. Les Comoriens s’en servent souvent pour appuyer leurs propos. C’est surtout dans les discours officiels, ou considérés comme tels, que ces proverbes sont le plus utilisés. Une manière pour l’orateur de montrer sa maîtrise de la langue et de justifier son argumentation. Les Comoriens puisent aussi, lors de leurs cérémonies, dans le lexique de Mbaé Trambwé, cet icône de la littérature nationale. Il s’agit d’expressions fines, imagées, comprenant des références historiques et qui ont une valeur symbolique dans la société comorienne.

Les Sha-inri
Ce sont des poèmes laudateurs, généralement composés par des femmes, qui sont chantés lors d’un grand événement pour donner du tonus à la cérémonie. Ils essaient toujours de vanter les mérites des protagonistes en respectant, souvent, les règles de la poésie ( rimes, césures,...). Ces chants font partie du patrimoine culturel national. C’est pendant lors des campagnes électorales que l’on assiste à un foisonnement des sha-inri à la gloire des candidats en lice. Mbaé Trambwé, sa mère Mshinda Mtimbo furent les premiers poètes comoriens.

La musique
D’après plusieurs sources, ce sont les arabes qui ont introduit, les premiers, la musique aux Comores. Dans les associations, on interprétait des chansons d’artistes arabes en vogue à cette époque. Au fil des ans, les Comoriens ont commencé à composer leurs propres airs qui se limitaient à décrire la bien-aimée, l’élue du cœur,...Le registre instrumental était alors composé de wudi (luths), violons, accordéons, ...

Aujourd’hui, la musique s’est modernisée, tout est électrique ou numérique. Les studios d’enregistrement pullulent. Les artistes ne manquent pas de talents, plus de dix albums sortent chaque année. Si les chansons à l’eau de rose ont toujours la côte, certains compositeurs cherchent à s’en démarquer et à parler du quotidien des Comoriens, à peindre la société parfois au vitriol, ... Salim Ali Amir, Maalesh, Moussa Youssouf, chacun dans son propre genre musical, dominaient jusqu’à récemment la scène musicale de l’archipel. Mais les Comoriens ont commencé à prendre goût au reggae avec le retour au pays de Moustoifa Idarousse alias Wanamah et le passage en août 2003 de Nassadjah,...

Les Comores comptent plusieurs artistes qui évoluent en dehors des frontières nationales : Chamssia Sagaf, Chebly, Soulaimane Mzé Cheik, Djimbo, Abou Chihabi, Rohf,...(France), Momo (Botswana), ...

La littérature écrite
La littérature écrite est en pleine expansion. La décolonisation de l’archipel et les années de plomb qui en ont suivi ont contraint certains jeunes comoriens à tremper leurs plumes dans l’encrier. Aujourd’hui encore, on assiste à l’affirmation de nouveaux talents littéraires. La liste des œuvres que nous présentons n’est pas exhaustive :

Références bibliographiques

-  La République des imberbes (de Mohamed Toihir, l’Harmattan, 1985) Une critique acerbe du régime Ali Soilihi, diabolisé à l’excès, dans un style lyrique. « Dieu parfois décide d’éprouver des nations pécheresses. Ainsi en a t-il été le cas avec Enochia, cité des descendants de Caîn, avec Ninive et Babylone, avec Samarine et Rome décadante, avec Hirochima, Nagazaki et Guernica. Et avec Sodome et les Comores. »

-  Le sang de l’obéissance (de Salim Hatubou, L’Harmattan, mars 1996)

-  Un coin de voile sur les Comores (de Hamza Soilhaboud, L’Harmattan, janv.1994)

-  Le Kafir du Karthala (de Mohamed Toihiri, L’Harmattan ; sept.1992)

-  Brûlante est ma terre (de Abdou Salam Baco, L’Harmattan, 1993)

-  Dans un cri silencieux (de Abdou Salam Baco, L’Harmattan, 1993)

-  Contes de ma grand-mère (de Salim Hatubou, L’Hrmattan, sept. 1994)

-  Contes comoriens de Ngazidja, au delà des mers (de Mohamed Ahmed-Chamanga et Ahmed Ali Mroimana, L’Harmattan, 1999)

-  La nationalité (pièce théâtrale de Mohamed Toihiri)

-  Le bal des mercenaires (de Aboubacar Said Salim, Komédit)

-  Le crépuscule du baobab (de Said Ahmed Said Tourqui, SAST, Komedit)

-  Et la graine... (de Aboubacar Said Salim)

-  L’odeur du béton (de Salim Hatubou, l’Harmatan, 1999)

-  Métro Bougainville (de Salim Hatubou, Ed.Valeriano, 1994)

-  Refonder les Comores (de Ahmed Waddaane Mahamoud, Cercle repères, oct.1996) Rédigé au lendemain de l’élection du président Taki, l’ouvrage nous présente les présidentiables de 1996 dans une première partie. Puis l’auteur tente de trouver des solutions au marasme politico-social dans lequel baigne l’archipel.

-  La guerre de la salive (de Lou Bellétan, Auto édition, 1993) Le titre de l’ouvrage fait référence à une expression chère au président Ahmed Abdallah quand il parle de la question de Mayotte. Il s’agit d’une analyse de ce « contentieux regrettable » (F.Mitterrand) entre les Comores et la France.

-  Comores, les nouveaux mercenaires (de Pascal Perri, l’Harmattan, fév.1997)

-  La géopolitique des Comores, les relations franco-comoriennes, une sorte de voyage au cœur de l’histoire récente de cet archipel.

-  La Grande Comore : des sultans aux mercenaires (de Jean-Louis Guebourg, L’Harmattan, janv.1994)

-  Les Comores, Collection Que sais-je (de Hervé Chanoux et Ali Haribou, PUF, mai 1990)

-  Comores, l’archipel des sultans batailleurs

-  Les Comores (de Pierre Vérin, novembre 1994)

-  Comores : quatre îles entre pirates et planteurs (de Jean Martin, l’Harmattan Nov.1983)


 
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