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Présidence de la République

En visite à Bimbini, le Président AZALI réaffirme son objectif "un jeune, un emploi"

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Le Président de la République, SEM AZALI Assoumani a été l'invité d'honneur ce samedi après-midi, des habitants de Bimbini dans l'Ile d'Anjouan , qui l'ont accueilli au cours d'un rassemblement tenu à la place publique du village,

en compagnie du Vice-président Moustadroine Aboudou, du Ministre de l'Education nationale, du Vice-président de l'Assemblée nationale Dr Charif Maoulana, de la Première Dame, de plusieurs membres du Cabinet présidentiel, du Coordinateur du Gouvernement à Anjouan, du Coordinateurs des Préfets de l'Ile, de cadres et d'hommes politiques, de nombreux notables et d'une grande assistance de jeunes et de femmes.

Après la Fatiha et la lecture de Versets du Saint Coran, au nom des habitants de Bimbini, M. Maarouf Attoumane, notable, a souhaité la bienvenue au Chef de l'Etat saluant en lui « l'artisan des Accords de Fomboni, des Assises Nationales et de l'émergence". Il lui a exprimé la gratitude des habitants de Bimbini en particulier pour sa contribution personnelle au développement local, notamment lors de la construction de la route secondaire du village.

Au nom de la jeunesse de la localité, M. Bachirou Mmadi alias Charlot, a souhaité que "celui qui a réussi la réconciliation nationale et la mise en place des institutions du Nouvel Ensemble Comorien, complète son œuvre par la réussite des Assises Nationale et de l'émergence du pays"

Mme Charifa Maarouf, handicapé moteur a tenu à monter à la tribune pour offrir des fleurs au Président Azali et le remercier en public car, après l'obtention de son Bac et plusieurs vaines tentative de trouver un emploi, elle venait enfin de trouver un travail.

Dr Sounhadj Attoumani, Conseiller du Président de la République chargé de la santé, natif de Bimbini a fait un historique du rôle révolutionnaire joué par les cadres et les hommes politiques de Bimbini, depuis les années 70, dans la politique, l'économie, l'éducation et la culture des Comores. "Que le seul village de Bimbini compte 25 médecins aujourd'hui, est un symbole fort qui illustre ce rôle précurseur". Dr Sounhadj a également a tenu à rappeler haut et fort le patriotisme de Bimbini qui a refusé le drapeau tricolore hissé sur l'ile d'Anjouan lors de la crise séparatiste. "Le drapeau national est resté hissé sur nos toits durant cette période avec les conséquences prévisibles à l'époque pour les auteurs de cette résistance". Pour Dr Sounhadj, la signature récente d'une pétition insulaire, par des personnalités politiques anjouanaises, détenteurs de passeports diplomatiques du pays et qui ont parlé au nom de l'Union des Comores à l'ONU, constitue une honte qui heurte les habitants de l'Ile et de Bimbini en particulier"

Dr Sounhadj a comparé les Accords de Fomboni à un pansement posé sur une plaie infectée. "Le temps est venu d'enlever ce pansement et oser nettoyer la plaie. Les assises, dans lesquelles Anjouan est bien représentée, nous offre cette possibilité" a-t-il déclaré.

Parlant en qualité de Secrétaire Général Adjoint du Parti Juwa, Dr Sounhadj a rappelé que la tournante a déjà été défié par la candidature de l'ancien Président de l'Union des Comores, aux primaires de Ngazidja. "Moi qui fut candidat à la vice-présidence avec lui, je suis bien placé pour en parler" a-t-il ajouté. Il a rappelé, notamment à ses compagnons du parti Juwa que l'autonomie des iles si réclamée aujourd'hui par le Gouverneur d'Anjouan, a été volontairement réduite lors la révision constitutionnelle de 2009 avant de conclure que les habitants de Bimbini qui ont refusé le drapeau tricolore hier défendront aujourd'hui, bec et ongle, l'unité nationale.

Pour sa par, M. Yasser directeur Général de l'AIMPSI, natif de Bimbini a fait une brève intervention pour apporter son soutien à la politique initiée par le Président AZALI et déclarer son adhésion au parti  CRC.

Enfin, dans son discours, le Président de la République a remercié les habitants de Bimbini pour leur invitation et leur accueil. "Avec cette visite je tiens également une promesse car j'avais pris l'engagement de revenir quand je suis venu, lors du fameux et scandaleux 3ème tour des présidentielles". Il a saisi cette occasion, pour expliquer que la guerre à laquelle il avait appelé les électeurs à l'époque et que d'aucuns ont voulu déformer, n'était autre chose que cette "guerre de la salive", le dialogue, dont les Comoriens ont recours pour régler leurs différends. "Ce dialogue qui nous a été tant utile à Fomboni avec les séparatistes et néanmoins compatriotes, nous a permis de trouve une issue. Je m'étonne alors, que moi, un militaire, arrivé au pouvoir la première comme on le sait, j'aie pu réussir par le dialogue alors que mon prédécesseur et mon successeur civils ont, tous deux eu recours aux armes et aux débarquements qui n'ont rien réglé" a-t-il ajouté.

Pour le Président AZALI, les Accords de Fomboni étaient un passage obligé en temps de crise pour éviter le pire. "Aujourd'hui, qu'aucune crise ne nous contraint, nous avons l'opportunité de nous assoir en tant que Comoriens et sereinement, de faire le bilan de la gestion de ces 42 d'indépendance et de projeter notre pays vers un meilleur avenir" a-t-il poursuivi.

Le Chef de l'Etat a rappelé que l'objectif "un jeune, un emploi" reste toujours sa priorité  et que la politique de relance de l'économie du pays qu'il a amorcée, notamment le règlement du problème de l'énergie et la mise en œuvre des chantiers des infrastructures routières et hospitalières visaient à résoudre les problèmes cruciaux du pays et apporter une repose au problème de l'emploi, en particulier celui des jeunes. Il s'st ainsi réjouis des 300 emplois créés à Ngazidja pour le chantier de la route Hahaya Mitsamiouli et des 100 autres créés à Anjouan pour la route Dindri Lingoni. "Je demande aux responsables concerné de nous fournir les chiffres des emplois créés depuis un an car toute l'attention a été longtemps focalisée sur la suppression d'emplois du début de mon mandat.

« J'assume la responsabilité d'avoir refusé de tromper la jeunesse par les faux contrats, les emplois fictifs, non rémunérés et sans avenir, offerts aux jeunes pour les berner en période électorale. L'objectif "un jeune, un emploi" reste toujours ma priorité, mais de vrais emplois et un meilleur avenir pour la jeunesse et pour le pays », a-t-il conclu.