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Présidence de la République

A Mirontsy, le Président de la République appelle la population comorienne à s'approprier les Assises Nationales.

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Invité des habitants de Mirontsy-Anjouan vendredi 24 novembre dans l'après-midi, le Président de la République appelle la population comorienne à s'approprier les Assises Nationales.

 

Le Chef de l'Etat a été accueilli au stade du village en compagnie de la Première Dame, d'un grand nombre personnalités religieuses, communautaires, de cadres, de jeunes et d'une grande assistance de femmes.

Etaient notamment présents, le Vice-Président Moustadroine, le Vice-Président Abdallah Said Sarouma, le Président de l'Assemblée Nationale,  le Gouverneur de l'ile de Mwali, des conseillers de l'ile d'Anjouan, le Ministre de l'Education Nationale, plusieurs autres membres du Gouvernement et du Cabinet présidentiel,  le nouveau Coordinateur du Gouvernement dans l'Ile, M. Nourdine Midiladji, l'ancien Ministre des Affaires Etrangères et nouveau DG de l'ORTC et de nombreux élus locaux.

Le Maire du village par intérim a prononcé un mot de bienvenue et remercié le Président AZALI d'être revenu, en qualité de Chef de l'Etat, après plusieurs visites sur place en tant que citoyens : "Vous êtes ici chez vous, Monsieur le Président a-t-il déclaré.

L'ancienne Maire de Mirontsy a plaidé pour la création d'emplois pour les jeunes "Rien qu'à Mirontsy, nous avons des dizaines de jeunes diplômés dans tous les domaines et qui sont au chômage" a-t-elle insisté.

Le Conseiller  a abordé la question des Assises Nationales pour préciser que le Conseil de l'Ile de Ndzouani sera représenté aux Assises. "Bien que l'on affirme que le Représentant du Conseil de l'Ile a été retiré, notre institution sera bien présente aux Assises car c'est le rôle des élus de représenter la population" a-t-il tenu à préciser.

A son tour, le Gouverneur de l'Ile de Mwali a longuement évoqué la question des Assises Nationale pour fustiger ceux qui prônent le boycott et qui focalisent tout sur la "tournante", notamment à Anjouan : "Pour notre part, nous soutenons la tenue de ces Assises qui et non le syndicat de ceux qui défendent leurs places. Nous entendons le cri de ces jeunes sans emplois" a déclaré Monsieur Mohamed Said Fazul avant de  relater l'entrevue du 6 juillet dernier, entre le Président de la République, les Gouverneurs et les président des grandes Institutions du pays : «Contrairement à ce qui est avancé aujourd'hui,  nous étions tous tombés d'accord sur la tenue de ces assises, soudainement devenues, pour certains, le mal absolu". "C'est à vous, population de leur donner la réplique' a-t-il lancé.

" De quoi les adversaires des Assises ont-ils peur ? a demandé le Gouverneur de Mwali avant d'ajouter qu'en ce qui le concernait, il faisait confiance "au père de la réconciliation nationales, initiateur des nouvelles institutions comoriennes et de la présidence tournante". Le Gouverneur de Mwali a conclu son discours par un appel à tous pour aller aux assises, parler entre comoriens, renforcer la paix retrouvée et redonner leur autonomie aux iles dont les Gouverneurs ont été "étripées" selon lui, par la révision constitutionnelle unilatérale de 2009 et laisser le Président de la République jouer son rôle de garant de l'unité nationale et des institutions. "Les Assises Nationales sont le lieu idéal pour les bases nouvelles pour l'émergence économique du pays"

Dans son discours, le Président de la République a remercié les habitants de Mirontsy pour leur invitation et leur accueil : "je me sens ici chez moi" a-t-il déclaré. Il a ensuite rappelé le conflit des compétences qui l'opposèrent jadis avec les exécutifs des iles. "Avec  l'expérience vécue, nous n'avons plus le droit, Fazul et moi surtout, de faire revivre cette épisode à notre pays".

A propos des Assises, le Chef de l'Etat a tenu à rappeler que l'Union des Comores n'est pas une monarchie et que le dernier mot revient au peuple. "Ce sont les Comoriennes et les Comoriens qui trancheront les débats des Assises Nationales" a-t-il précisé.  Pour le Président AZALI, les Assises Nationales entrent dans le cadre de la concertation recommandé par l'Islam. "Il est heureux que cela se passe dans des circonstances de stabilité, de paix et de sérénité dans le pays".

Le Président AZALI a interrogé les a interrogé certains opposants aux assises qui se focalisent sue la présidence tournante : "la tournante apporte-t-elle aux Comoriens, énergie, routes, santé, éducation, emplois ? Si c'est le cas il faut la consolider. Dans le cas contraire, il convient de la remettre en question dans un débat sans tabous et sans préjugés"

Le Chef de l'Etat a déclaré ne pas être d'accord avec ceux qui avancent l'idée que les iles, notamment Anjouan ne participeront pas à la gouvernance du pays sans la présidence tournante. Il a rappelé à cet égard, que des leaders comoriens originaires de Ngazidja, n'ont pas hésité à censurer le Président Said Ibrahim, pour élire à sa place Ahmed Abdallah Abdérémane. "Personne n'a trouvé à redire des coprésidents de 1978, ni de la période où le pays a connu un Président et un Premier Ministre issus de la même île de Ndzouani" a-t-il précisé.

A propos de la liberté de la presse et des médias, le Président AZALI a appelé le tout nouveau Directeur de l'ORTC à combattre la prolifération des Radios "Mille collines" qui ont fait de l'insulte et de la diffamation, un outil de travail. "Certaines radios constituent le pire exemple pour notre jeunesse en véhiculant la pire éducation"

Revenant sur le processus de réconciliation nationale et les Accords de Fomboni, le Chef de l'Etat a rappelé avoir signé les yeux fermé, le protocole sur lequel les parties comoriennes étaient tombées d'accord. Aussi exhorte-t-il les septiques des Assises Nationales à lui faire confiance quant-à l'issue des résultats de ce grand rendez-vous.

Avant de terminer son discours, le Chef de l'Etat a ainsi résumé ce que les Comoriens sont en droit  d'attendre des Assises Nationales : un bilan lucide et sans concession des 42 ans d'indépendance, de la gestion de l'Etat durant cette période, de l'instabilité qui a plombé le développement du pays, de la crise séparatiste, de la réconciliation nationale, des institutions de l'Union des Comores, de la révision intervenue en 2009 et enfin, les leçons à tirer de ce bilan pour créer les conditions du développement socio-économique  et de l'émergence du pays.

en conclusion, le Président de la République a déclaré avoir entendu les doléances de la population de Mirontsy, principalement celles concernant la lutte contre le chômage des jeunes.